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Section
Paris et Île de France
(Paris et Île de France)

section parisienne en promenade
La section parisienne à la découverte d'une partie de l'ancien chemin de fer de ceinture de Paris.
Correspondant local du Club Cévenol :
M. Jean-René ARNAL
4 allée des Camélias
94700 MAISONS-ALFORT


 La section parisienne regroupe près de 200 Cévenols attachés à leurs racines qui se retrouvent périodiquement pour diverses activités : conférences, dîner-débats, sorties dans la région parisienne.

Historique de la section

Activités, nouvelles...

Conférence sur les Cévennes : un paysage façonné par l'homme
La section parisienne s'est réunie le 26 mai au restaurant de la Maison de la Lozère, où elle a accueilli M. Jacques Varet, Directeur de la Prospective au B.R.G.M. (Bureau de Recherches Géologiques, Géographiques et Minières), Président du Conseil Scientifique du Parc National des Cévennes, qui a fait une intervention très intéressante sur Les Cévennes : un paysage façonné par l'homme.

Les Cévennes ne sont pas seulement un trait marquant de la géographie – bordure sud-est du Massif Central – et de la météorologie française (les célèbres orages cévenols et les crues qui en découlent dans le piémont languedocien), mais avant tout une réalité géologique dont découlent à la fois le relief et l'hydro-météorologie.
Mais ce qui frappe dans les Cévennes, et qui fait en fin de compte l’originalité et la valeur de ce pays, c’est à quel point l’homme a su tirer parti des caractéristiques naturelles – et d’abord géologiques – pour construire non seulement un paysage, mais une véritable civilisation. Cette société de défricheurs et d'aménageurs d'un espace austère, soumis aux phénomènes extrêmes, a forgé des caractères, un "esprit" à la fois respectueux de ce qui est donné et du travail accompli, et emprunts d'ouverture, de créativité et de liberté de conscience. C'est un paysage où les psaumes résonnent de leurs chants, pour qui veut les entendre.
Avec cet esprit, partant des caractéristiques fondamentales des terrains géologiques – vallées schisteuses et "noires", croupes granitiques et "blanches" ou plateaux calcaires des Causses – chaque hameau a été, au fil des siècles, construit avec une intelligence et un souci d’harmonie entre l’intelligence de l’homme et les ressources de la nature : les terres cultivables elles-mêmes (terrasses, bancels, faïsses...), les systèmes d’irrigation (galeries, béals, bassins...) limitant l’érosion et réduisant les inondations en aval, la production de l'énergie (moulins, fours...), la transformation des produits agricoles (clèdes, magnaneries, filatures...), l'artisanat et le commerce, et les échanges qui en découlent (circulation des idées nouvelles, des bibles).
Il s’agit là d’une forme particulièrement probante d’un mode de développement durable, qui a fait ses preuves pendant plusieurs siècles avec beaucoup de créativité et d'ouverture. Si l’ensemble n’a plus été entretenu ces dernières années, c'est qu'un autre mode de développement a pris le relais, celui de notre société actuelle. Mais ce développement-là, basé sur le pétrole bon marché, sera-t-il durable ? Après une période d’abandon quasi-généralisé, depuis bientôt un siècle, de nouvelles formes d’occupation des terres voient le jour, souvent par renouvellement de pratiques anciennes, notamment grâce à l’action du Parc National des Cévennes.
La valeur du foncier traduit la réalité de la valeur de ces terres caractérisées par un investissement humain gigantesque, qui se trouve ainsi enfin à nouveau valorisé. La question qui se pose aujourd’hui est de solvabiliser ce capital, de passer d’une valeur passive à une valeur active ; de retrouver des modes de vie qui ne soient pas seulement d’occupation temporaire des terres – ou pire, de désertion et de dénaturation, par plantation d'épineux notamment – mais de valorisation économique assurant en même temps la préservation du capital naturel et le développement social et humain. Déjà, quelques exemples montrent le chemin : la culture des oignons doux, des plantes médicinales, de la farine de châtaigne, le renouveau des métiers des artisans bâtisseurs en pierre sèche...
Les politiques publiques doivent être repensées pour soutenir prioritairement ces modes de vie durable, qu’il s’agisse de la PAC (qui n’a aucune raison d’aider l’agriculture intensive, comme elle le fait depuis trop longtemps), des commandes publiques (exemple, murs en pierre sèche par les travaux publics, entretien des béals et des bancels pour la lutte contre les inondations en aval...) ou des actions du Parc lui-même. Et les consommateurs feront le reste en acceptant de payer, à leur juste prix, des produits et l'accès à un paysage de haute qualité sanitaire et environnementale.
D’ailleurs, la crise actuelle n'est-elle pas celle d'un "modèle de développement" à bout de souffle ? L’épuisement des ressources pétrolières autant que le réchauffement climatique contraignent au changement. L'esprit, l'expérience et la créativité de la civilisation cévenole peuvent aider à identifier des opérations pilotes et à redéfinir de nouvelles formes de développement durable exemplaires pour notre société.

Olivier Lestrade

26 Mai 2009
à 20h, Restaurant de la Maison de la Lozère
4 rue Hautefeuille, Paris, 6e
 Conférence
Les Cévennes
un paysage façonné par l'homme
par M. Jacques Varet, Président du Conseil scientifique du Parc national des Cévennes

5 Avril 2009
à 17h, 54 rue des Saints-Pères
Paris, 7e
 Conférence
Les mutations de l'influence protestante
dans l'engagement politique
par M. Nicolas Cadène, conseiller parlementaire
La conférence se tiendra au siège de la Société d'histoire du Protestantisme Français

Conférence sur le thème L’Angleterre et les Cévennes de 1680 à 1715
Dimanche 8 février 2009, après-midi, notre section parisienne avait organisé à la SHP (rue des Saints-Pères) une conférence sur le thème "L’Angleterre et les Cévennes de 1680 à 1715", animée par un de ses membres, Jean Trouchaud, ingénieur retraité et doctorant es lettres à Paris-Sorbonne.
Il fut question du contexte politico-religieux anglais de l’époque. Celui-ci fut d’abord extrêmement favorable aux huguenots français qui furent accueillis et assistés en masse. Cette attitude devint peu à peu moins bienveillante quand s’esquissa une entente entre la France et l’Angleterre destinée à contrebalancer l’influence d’autres puissances maritimes, notamment celle des Provinces Unies, lorsque une trop grande communauté réformée fut considérée, comme les "dissenters", comme une inquiétante concurrente pour l'Église officielle. Ce n’est que lorsque les alliances européennes connurent un nouveau bouleversement avec la Guerre de Succession d’Espagne qu’une tentative – d’ailleurs très mal organisée – fut faite pour venir en aide aux derniers Camisards.
Enfin, Londres fut très réservée voire hostile quelques années plus tard envers Élie Marion et les "french prophets" dont l’exaltation allait à l’encontre de l’esprit pragmatique et devenu entre-temps tolérant de leurs hôtes. Il fut souligné le fait que si les Cévenols, et principalement les plus modestes d’entre eux, restèrent majoritairement au pays malgré les persécutions, ou se réfugièrent en Suisse, un certain nombre d’entre eux émigrèrent en Angleterre et en Irlande (où ils combattirent les troupes jacobites), parmi lesquels on remarque à côté de noms très connus comme Cavalier, Misson et de Cazenove, d’autres comme Boileau, Belcastel, Blaquière, Cambon, Carle, Gaussen, Teulon ou Vignoles.
En guise de conclusion, il fut procédé à une énumération non exhaustive des ouvrages ou traductions d’ouvrages (dont des exemplaires sont conservés par la "Huguenot Society au University College of London" et circulant à cette époque pour montrer combien les Anglais étaient au courant des événements survenus dans les Cévennes), et il fut signalé l’existence d’une très intéressante thèse de Mme G. Cosmos, soutenue en 2002, à Melbourne : "Huguenot storytellers in London in the eighteenth century, the sacred theatre of the Cevennes".
Pour contacter M. Jean Trouchaud : 8,rue Louis Braille, 77100 Meaux
tél. 01 60 25 23 37 ou 06 79 22 94 46

8 Février 2009
à 17h, 54 rue des Saints-Pères
Paris, 7e
 Conférence
Les Cévennes et l'Angleterre, dans la deuxième moitié du 17e siècle
par M. Jean Trouchaud, historien

Visite de St-Germain en Laye
Le 9 juin 2007, les membres de la section parisienne étaient conviés à une visite de Saint Germain en Laye, pilotée par M. François Boulet, Président des Amis du Vieux Saint Germain, et grand connaisseur de l'histoire de Saint Germain, ville royale et ville d'art.
Ce parcours historique a débuté par la visite du château dont la riche histoire résume celle de Saint Germain ; la visite s'est poursuivie par la découverte du vieux Saint Germain.
statue de Claude Debussy, enfant de St Germain en Laye
Le groupe devant la statue de Claude Debussy, enfant de St Germain


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Abonnement à la revue Causses et Cévennes : 18 
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